48 rue de Rivoli, Paris

À l'école des maîtres du temps

Le premier geste consiste à s'installer à la bonne hauteur devant l'établi. Et ce n'est pas si simple. «Cette position n'est pas très naturelle car elle demande de relever les bras au niveau des épaules et de placer le visage à ras de l'établi», reconnaît Samir Khemici, cofondateur d'Objectif Horlogerie, qui dispense des formations d'une demi-journée autour d'un mouvement mécanique.

 

Une fois la position trouvée, il faut placer la loupe d'horloger sur le front et réussir à faire le point. Ces détails réglés, le cours peut commencer. Un préambule sur l'histoire de l'horlogerie et ses grandes inventions, suivi d'une explication théorique sur les rouages d'une montre, introduisent la session.

 

Le but est simple: démonter et remonter un à un les quelque 60 composants d'un mouvement mécanique à remontage manuel trois aiguilles (ETA 6498) en 4 h 30 (290 €).

À la fin, le verdict tombe grâce au chronocomparateur qui vérifie si le mécanisme marche à nouveau de façon précise. Le public s'intéresse de plus en plus à ces ateliers qui permettent de dépasser l'esthétique de l'objet pour se plonger dans le mystère de son fonctionnement.

 

«Nous accueillons des profils très variés: des grands collectionneurs comme des amateurs plus modestes, des hommes et des femmes, des jeunes qui hésitent à s'orienter dans l'horlogerie, des passionnés, des vendeurs curieux…» explique Samir Khemici, qui sera présent au salon Les Montres du 9 au 11 octobre place Saint-Germain-des-Prés, en proposant des initiations gratuites d'une heure.

 

Source: le Figaro Magazine